samedi 6 novembre 2010

PLAY


vendredi 29 octobre 2010

Chapitre 09


            La première chose que l’on entendait, c’était la musique. Douce, mélodieuse, qui invitait le visiteur à poursuivre sa route. Puis, dans la nuit sombre, les citrouilles flottantes transformées en photophores, qui éclairaient le chemin menant au Sombre Palais, parfumaient l’atmosphère d’une odeur de bougie. La brise fraîche faisait frissonner la végétation alentours et danser les feuilles mortes, comme un prélude à la soirée à venir.
Confortablement installé dans son fiacre, Abélard regardait lentement défiler le paysage familier des jardins devant le Palais.
Il souffla, lissa sa veste, attrapa sa montre à gousset et vérifia pour la énième fois l’heure.
« Cette aiguille ne veut décidément pas bouger», pensa t’il.
Il était impatient.
Impatient de La voir.
De La voir traverser la salle de bal, en virevoltant parmi les convives. Sa robe flottant autour d’Elle à chacun de ses mouvements.
Il ferma les yeux pour mieux imaginer la scène. Sur ses paupières, s’imprimait l’image de Ses lèvres, de Ses yeux, de Ses bras, de Sa gorge.
Le Duc sentit que ses joues étaient devenues chaudes.
L’excitation le gagnait.
Il passa sa langue sur sa lèvre supérieure et serra les poings.
Il devait se calmer ! Il n’avait pas le droit de penser à Elle.

Pour se calmer, il se remémora le pourquoi de la soirée et son rôle.
Cette semaine, le Grand Patron avait donné une série de festivités pour célébrer « Halloween », comme disent les Humains.
Pendant une semaine, les Etres Magique avaient eu le droit de passer d’un monde à l’autre sans avoir à remplir une tonne de paperasse pour obtenir leur autorisation de voyager. Les Etres Magique avaient donc eu l’opportunité de faire la promotion de leurs services aux Etres Non-Magique. Sans se cacher, avec pignon sur rue, pouvant ainsi faire l’étalage de leurs business plus ou moins légal, sans craindre le moindre contrôle ou surveillance.
Enfin pour cette semaine seulement.
Car ce soir là, Abélard savait que le lendemain serait une dure journée. Il devrait courir d’un service de l’Etrange Parlement à un autre, pour régler l’affaire gênante d’un Ministre, un abus dans les closes d’un contrat, un sort défectueux ou tout simplement faire la police à la frontière.

«Vivement que je sois moi-même Ministre », murmura l’homme blond. Il avait beau satisfaire la Dame d’Honneur en tout point, elle ne le récompensait jamais.
Quoique … à l’écouter, le fait de l’avoir à son bras était suffisamment gratifiant pour tout ses « efforts » fournis. Selon elle, il n’avait donc pas à se plaindre.
Le visage de l’androgyne se tordit d’une grimace de dégoût. Il avait hâte que cette mascarade cesse. Il n’en pouvait plus de cette situation.
Mais si seulement il était sûr de ses sentiments à Elle.
Elle qui ne lui adressait pas un regard. L’ignorait. Refusait de lui accorder la parole lors de débats, …
Tout ce qu’il peut faire, c’est d’être présent à chaque fois qu’Elle sortait, qu’il y avait audience public. Il était toujours là. Au premier rang.

Le fiacre stoppa soudain sa course lente vers le Palais Obscur.
Il s’était arrêté aux pieds de l’escalier d’honneur.
Abélard resserra sa cravate pourpre. Se composa une expression de complaisance et mis ses gants de fin chevreau noir.
Un des innombrables grooms du palais ouvrit la porte de son véhicule. Le salua et s’écarta pour lui permettre de descendre.
Habillé d’un costume noir à queue de pie. Il ne semblait pas avoir changé grand-chose à son apparence habituelle. Grands, les épaules carrées, la taille fine pour un homme, le visage en forme de cœur, il avait, pour une fois, lâché ses cheveux blonds, longs et ondulés.
Ses yeux bleus et sa chevelure de blés tranchaient avec sa tenue sombre. Il avait l’air d’un ange grimé en démon. L’effet était là. Son « déguisement » était donc parfait.
Il fit donc, le plus aisément du monde, son entrée dans la salle de bal.
Sa silhouette androgyne provoquant émois et envie aussi bien chez les femmes que chez les hommes.
Mais Elle, restait indifférente.
Le Duc Abélard, Conseillé auprès du cabinet du Ministre des Affaires Inter-Monde, se saisit d’un verre de vin, qu’une des nombreuses serveuses portait sur un plateau d’argent. Il en but une petite gorgée. Quelqu’un venait de le reconnaître et marchait dans sa direction. Il sourit à son interlocuteur tout en conversant.
Du coin de l’œil, pourtant, il avait remarqué que l’un des convives lui jetait un regard noir.

            « Regarde moi qui vient d’entrer Fig’, la Grande Blonde, hahaha !!, dit Zolzite après avoir donné un coup de coude a son ami. »
Le renard regarda dans la direction indiqué par son précédent patron. Il vit un homme à la silhouette fine, habillé de noir et qui avait ses longs cheveux blonds détachés.
Figaro tourna son regard vers Zolzite qui affichait un sourire narquois.
« C’est le gigolo de ma chère mère. Elle a vraiment des goûts bizarre tu ne trouves pas ?? On ne saurait dire si c’est une femme habillé en homme ou un homme qui se plaît à se transformer en femme !! Ridicule. Le démon, reposa son verre vide et en attrapa un autre qui passait par là.
-         Monsieur, vous ne devriez pas parler ainsi d’un membre du gouvernement.
-         Ohlalalaaaaaaaaaaa !!!! Tu n’as vraiment pas changé en 10 ans. Tu sais, à moi, on ne me dira rien. Les gens ont trop peur : et de ma mère, et de ma sœur, assura le jeune homme au regard électrique. 
-         Papaaaaaaaaaa !!!, dis une petite fille aux cheveux bleue en se jetant sur son père, as vue ‘a ‘obe ?? est ‘olie hein !?
-         Oui ma chérie, tourne un peu que je te voie, répondit Zolzite le regard attendris.
Lullaby s’exécuta en riant. Elle portait une robe qui semblait être faite avec des feuilles d’arbres vertes, dès que la petite fille bougeait, de la poussière d’or s’en échappait, lui donnant un aspect féérique.
-         ‘est un ‘éguisement d’elfes, ‘est ‘atie ‘ouzou qui me l’a ‘fferte !!! dit Lulla avec un grand sourire. »
Zolzite balaya la salle du regard, pendant que Figaro remettait en place un ruban dans les cheveux de Lulla. Il croisa un regard parme. C’était sa sœur. Elle aussi le cherchait des yeux. Ils se regardèrent un moment. Ils semblaient avoir cette communication silencieuse qu’ont parfois les jumeaux entre eux. Ils se sourirent. Puis Zouzou pivota et disparut parmi la foule des invités.
Zolzite soupira. Elle était vraiment belle dans sa robe rouge. Lui ne portait qu’un costume brun. Il n’avait pas mis de cravate. Il ne supportait pas cette sensation d’étranglement. Il avait donc la chemise ouverte, tout simplement. Ses cheveux étaient attachés comme il le faisait à chaque fois qu’il devait être présentable.
Pendant un long moment, le démon fixa l’endroit où s’était tenue sa jumelle, quelques minutes auparavant.
Et c’est là qu’il le revit.
Ses cheveux courts. Roux. Ses yeux d’un jaune pâle aux pupilles marron. Ses lèvres rouges. Ce faux air triste. Cette peau blanche.
Zolzite fut parcourut d’un frisson de dégoût. Il sentit que l’on s’agrippait à son pantalon de manière fébrile. Sa fille aussi, l’avait vue. Il posa une main protectrice sur l’épaule de Lulla.
Le Monstre était là. Ce sbire sanguinaire qui nettoyait les cadavres derrière son maître, sans jamais rechigner.
Mais cela faisait quelques années maintenant qu’il n’avait plus effectué ce genre de travail. La rumeur voulait, que la nuit, l’on pouvait le voir rôder dans les bas fonds de la Sombre Capitale. Les yeux brillants dans la nuit. De la bave aux coins des lèvres. Vêtue légèrement.
Le monstre regarda d’un air neutre le père et la fille.
Fit une petite révérence et s’en alla.
Zolzite s’accroupit devant sa fille et la prit dans ses bras. Elle tremblait comme une feuille.

Gorgophonée se retourna. Elle croisa le regard bleu de Zolzite. Mais ce regard …

… était plein de haine.

Traped

I've been traped.

She catches me.


She puts me in jail.

I can't escape.

jeudi 30 septembre 2010

Déguisement

mercredi 8 septembre 2010

The Twins




lundi 6 septembre 2010

Chapitre 8

Dans une chambre, éclairée par quelques bougies disséminées un peu partout dans la pièce. Une femme sans âge, aux longs cheveux blancs, installée devant une coiffeuse en argent, jeta avec rage une pince à cheveux sur l’image que lui renvoyait le miroir.

Décidément elle n’arrivait pas à se coiffer.

Elle fusilla du regard le morceau de métal doré plié qui lui avait meurtri le cuir chevelu, comme si il était à l’origine de toutes ses misères.

La femme ferma les yeux, respira calmement puis les rouvris.

La première chose qu’elle vit fut une paire d’yeux de la couleur des mousses qui recouvrent les arbres après le passage de la pluie, qui la fixait avec dédain. Elle remarqua ensuite les longs cils noirs qui les auréolaient telles des couronnes. Des sourcils sombres, légèrement froncés, qui donnent au regard un air sévère. Un front lisse, qui semble poli par les siècles. Les mèches de cheveux blancs qui encadrent le visage rond de la femme. Elle détourna son regard de la chevelure immaculée qu’elle avait acquise au prix d’un énorme sacrifice doublé d’une trahison.

Pour chasser ses souvenirs sombres, la Dame d’Honneur se concentra sur les joues roses, le nez gracieux et arrondi ainsi que la bouche pleine et rouge du reflet. Ce dernier sourit, laissant apercevoir des dents aussi blanches que la chevelure.

La femme ferma les yeux à nouveau brièvement.

Elle entendit des bruits de pas et des gloussements féminins provenant du couloir :

« Mais siiii !!! Je te dis que je l’ai vue, viiieeennnns !!!! dit une première voix avant de rire.

- Tu es bien sûre que c’était lui ?? demanda une deuxième voix d’une manière enjoué.

- Il est si beaaauuuu !!! Je le reconnaîtrais entre mille, répondit la première. »

Leurs bruits de pas précipités s’évanouirent au fur et à mesure que les deux servantes parcouraient le couloir.

« Ces filles ne peuvent donc t’elles pas montrer un peu de tenue !?! » pensa la Dame d’Honneur en serrant les poings.

Après tout, le retour de son … n’était pas … Peu importe.

Roona fronça les sourcils. Attrapa une brosse et commença à démêler nerveusement ses longs cheveux. A bout de nerfs, elle reposa l’objet brusquement sur la coiffeuse et claqua des doigts. Ses cheveux de neige s’animèrent pour former un chignon d'où s’échappaient quelques mèches. Elle se leva, s’habilla d’une robe jaune pâle de style empire, passa quelques bracelets d’or à ses poignets et sortit de ses appartements.

Il y avait foule, aujourd’hui, dans la Salle du Trône du Palais Obscur. Ou plutôt, un attroupement féminin. Toutes ces dames gloussaient comme des jouvencelles à la vue de l’un des mâles les plus en vue de la Cour.

Il souriait à qui lui adressait un sourire ou une parole agréable. Ses yeux bleus envoûtant, faisaient tourner la tête à toute des femmes. Leurs maris, ou soupirants, n’en étaient point jaloux. Au contraire. Plus leurs bien aimées et épouses arrivaient à s’approcher de lui, lui parler, … plus ils se sentaient honorés. Ils se vantaient, entre eux, des honneurs que cet homme pouvait accorder à leur dame, quel qu’il soit.

Pourtant ce jour-là, Zolzite ne pensait pas au bien qu’il pourrait accorder à une quelconque dame. Mais plutôt au bénéfice que lui accordait le fait de sortir, à la vue de tous, des appartements privé de la Grande Sénéchale, sa sœur. Tout à coup, les regards de haines s’étaient transformés en regard d’admiration, de respect, … Il ne devait pas oublier de remercier son double la prochaine qu’il la verrait. Elle, au moins, pensait à lui. Il l’avait toujours secrètement adulé et cela ne changerait jamais. Elle pouvait le blesser autant qu’elle le voudrait, il ne lui en tiendrait jamais rigueur.

Mais cette joie ne fut que passagère car les personnes se trouvant autour de lui détournèrent, comme un seul homme, leurs regards pour regarder de l’autre côté de la pièce.

Là, dans l’encadrement de la double porte d’entrée de la Salle du Trône, se tenait la personne que Zolzite ne voulait pas voir pour tout l’or des deux Mondes.

Sa mère.

Éblouissante, comme toujours, elle s’avança vers lui, impassible. Elle ne le regardait pas. Tout le monde s’inclinait et reculait sur son passage, pour lui faire une haie d’honneur.

Zolzite ne s’inclina pas. Ne recula pas. Roona, quand à elle, passa à côté de lui comme si il n’existait pas. Elle continua son chemin, traversant la salle d’un bout à l’autre, sans s’arrêter sur rien ni personne. Elle disparut bientôt à la vue de tous.

Là, les personnes venues quelques minutes plus tôt, pour apercevoir, parler au frère de la Grande Sénéchale quittèrent la pièce à la suite de la Dame d’Honneur. Tous allèrent là où elle allait. La pièce fut vide en quelques minutes, et tout cela sans qu’aucune parole ne fut prononcée. Ils partirent tous, comme hypnotiser par cette femme éternelle et puissante. Cette femme qui ne connaît que les avantages du pouvoir et qui pourtant ne l’exerce pas.

Zolzite se retrouva soudainement seul au milieu de la Salle du Trône.

Il pivota pour se retrouver en face du Trône qu’occupe sa sœur quand il y a audience officielle ou conseil ou encore jugement ou festivité.

Il était vide.

Il était austère.

Zolzite venait de se faire humilier.

Par sa propre mère.

Un bruit de pas raisonna à l’entrée de la Salle du Trône, près des doubles portes. Une jeune fille s’avança vers Zolzite. Lui adressa un regard compatissant. Elle leva la main pour la poser sur son épaule. Le frère de la Grande Sénéchale repoussa cette main et adressa un regard noir à la jeune fille.

« Je n’ai pas besoin de ta pitié !!! Va t’en la rejoindre, sinon maman va se demander où a bien pu passer son petit toutou, cria Zolzite. »

Zéline baissa la tête et alla rejoindre sa mère.

Il n’avait pas besoin que cette petite cruche vienne en rajouter.

Il regarda le soleil par l’une des hautes fenêtres de la salle du Trône. Il devait rentrer chez lui.

Attablée à une des extrémités de la longue table de la cuisine, une petite fille faisait tourner, au bout d’une fourchette à dessert, un chamalow dans sa tasse de chocolat chaud. Une fois qu’il eut assez tourné elle le mit dans sa bouche. Elle ferma les yeux et sourit de contentement en sentant fondre la guimauve dans sa bouche. Elle se mit à balancer ses pieds, étant trop petite pour toucher le sol.

Un bruit de porte mal graissée, que l’on ouvre et que l’on referme se fit entendre.

La petite fille ouvrit les yeux. Et à la vue de la personne qui venait d’entrer dans la pièce, elle bondit de la chaise où elle était assise et se jeta dans les bras du nouveau venu.

« Papaaaaaaaaa !!! ‘u es rentré !!! hihiiii !!! s’écria de joie la petite fille.

Zolzite déposa un baiser sur le front de sa fille.

- Oui Lulla, et devine quoi ? J’ai quelque chose pour toi.

- Ooooohhhh !!! ‘ontre moi ! ‘iiiiiittteee !!! dit Lulla avec impatience.

Zolzite posa sa fille par terre et déposa sur la table une boîte en fin carton blanc entouré d’un ruban dorée.

- Devine de qui ça vient ?? demanda Zolzite.

- Mmmmmmhhh …, commença Lulla, de ‘atie Zouzouuuuuuuu ???

- Je crois qu’elle était facile celle-là, soupira avec amusement Zolzite.

- Oééééééééééé !!! ‘e peux l’ouvrir Papaaa ???

Zolzite sourit. Il dénoua le ruban et ouvrit la boîte. Il y avait un assortiment des pâtisseries les plus appétissantes et les plus rares que l’on pouvait trouver dans l’Autre Monde. Les yeux de Lulla se mirent à pétiller. Elle se rassit à table avec impatience pendant que son père en disposait une, sur une assiette de porcelaine.

Zolzite s’assit à côté de sa fille et la regarda manger avec gourmandise ce qu’il lui avait ramené de son entrevue avec la Grande Sénéchale, tout en passant ses doigts dans les cheveux bleus de Lulla.

mercredi 1 septembre 2010

Red Rose



We will be together forever


Whatever happen.





lundi 9 août 2010

Comme un oiseau en cage


Chapitre 7

Zolzite tournait en rond tel un lion en cage, dans l’antichambre donnant sur le bureau de la Grande Sénéchale.Il en avait assez d’attendre. Cela faisait deux heures qu’il était là. Ayant toujours mal à son gros orteil après avoir donnait un coup de pied dans une statue représentant la maîtresse des lieux, il s’assit sur le fauteuil recouvert de velours pourpre et posa son pied meurtri sur la table basse en bois précieux située non loin. Il soupira d’exaspération. Il en avait vraiment marre. On ne lui avait même pas apporté de quoi se sustenter. Il y avait peut être une sonnette caché derrière une tenture ou un rideau. Mais il n’avait pas envi de se lever. Ce fauteuil était confortable après tout. Ou alors il pourrait appeler un garde … ou … Il pouvait toujours tenter le coup. Il claqua donc des doigts. Cela marchait dans le temps. Mais rien ne se passa.

Après avoir poussé un juron, il se redressa sur son siège. Bon alors, comment faire ? Il se décida finalement à se lever. Il se dirigea vers la porte par laquelle il était entré, l’ouvrit doucement, voulu sortir mais une lance lui barra la route. Le gardien en livret pourpre qui la tenait, le regardait qu’un air impassible. Ses lèvres semblaient ne pas avoir bougées quand il dit :

« Vous ne pouvez pas sortir Monsieur »

Zolzite le regarda perplexe. Alors comme ça il était retenu prisonnier !? La belle affaire. Il se décida donc à jouer franc jeux.

« Je voulais juste savoir si il était possible d’avoir une tasse de thé et quelques douceur pour rendre l’attente plus … agréable ? demanda t-il.

- Ceci n’est pas dans mes cordes Monsieur, je ne peux pas quitter mon poste, répondit le garde sans laisser transparaître la moindre émotion.

- Bon, eh bien … peut être pouvez vous appeler quelqu’un alors ? Tenta Zolzite.

- Monsieur, ceci n’est pas dans mes attributions.

- Dans ce cas je vais rester là et attendre qu’un serviteur passe.

- Monsieur doit rester dans l’antichambre.

- Oui mais j’ai faim.

- Monsieur doit patienter, vous serez reçue par Madame dans peu de temps.

- Mais enfin, vous m’avez dit la même chose il y a deux heures !!!

- Monsieur patienter vous se …

- Oui-oui ça va j’ai compris !!

Zolzite claqua la porte au nez et à la barbe du garde. C’était énervent de se faire balloter ainsi. On se moquait ouvertement de lui. Il avait entendu les rires sur son passage, les moqueries, les phrases assassines.

Toujours la main sur la poigné, il se tourna vers la fenêtre se trouvant en face de la porte. Et c’est là qu’il La vit.

Elle était de profil, ses longs cheveux dont la couleur oscillé entre le brun et le violet noué en une coiffure sophistiquée, son nez fin et long, ses lèvres pleines et rose, ses longues oreilles, ses grands yeux à la couleur indescriptible, ses longs cils, son visage fin. Elle était magnifique dans cette robe antique couleur lilas. Zolzite se sentais un peu minable à côté d’elle.

La Grande Sénéchale se tourna vers lui, le visage impassible. Décidément, personne ne ressentait d’émotion dans ce palais. D’un geste de la main, elle invita le démon à la suivre dans son bureau. Une fois entré dans la pièce la porte se ferma d’elle-même derrière elle. Elle s’assit sur un fauteuil recouvert de soie couleur vert d’eau, brodé de fleur en fil d’argent. Zolzite s’assit sur un fauteuil similaire en face d’elle. Ils n’étaient séparés que par une table basse sur laquelle avait était posé une théière en argent dont le bec laissé échappé l’arôme d’un thé précieux, deux tasses de porcelaine fines et un plateau garnis de douceurs variés.

La Grande Sénéchale et le démon partageaient la même faiblesse pour le sucré et les thés depuis leur plus tendre enfance. Mais pour le moment ils étaient là, assis l’un en face de l’autre, à se regarder tel des chiens de faïences. Attendant que l’autre parle le premier. En tout cas elle n’avait pas changée. Elle était toujours la même.

« Je vois que tu es toujours aussi inaccessible, commença Zolzite en plaisantant.

Son visage ne se dérida pas pour autant.

- Il le faut bien, si je ne veux pas être dérangé sans arrêt par des personnes inopportunes.

Zolzite tiqua.

- Dois-je comprendre que ma visite ne te plaît pas ?

- J’ai beaucoup de travail.

Le démon fronça brièvement les sourcils. Il s’empara de la théière et versa le thé dans les tasses.

- Mais tu as bien le temps de prendre une tasse de thé non ?

La Grande Sénéchale suivit la théière des yeux jusqu’à ce que son interlocuteur la repose sur le plateau. Elle ne voulait pas que cette rencontre s’éternise. Pour cela elle devait aller dans le sens du démon assis en face d’elle.

- Bien sûr.

Zolzite lui tendit une tasse placée sur une soucoupe rempli du liquide fumant. Elle s’en saisit et attendit qu’il ait la sienne dans ses mains, pour porter la tasse à ses lèvres et boire une gorgée de thé. Elle reposa la tasse sur sa soucoupe et regarda son interlocuteur dans les yeux.

- Alors, que me vaut cette audience ? demanda la jeune femme.

Zolzite posa sa tasse sur la table et pris un macaron à la mangue, qu’il examina avant de le manger.

- Eh bien vois-tu, je viens de revenir dans l’Autre Monde. L’éducation de William étant « terminée » vu qu’il est majeur, commença le démon d’un ton désinvolte.

- Oui, c’est ce que j’ai cru comprendre.

- Je suis donc rentrer chez moi et je suis allé au Bureau pour reprendre mon activité. Mais voilà, l’accueil n’a pas était très … agréable là bas, continua Zolzite.

- Ils ne sont jamais très aimable non plus là bas en général, dit la jeune femme avec un petit sourire.

- Oui-oui bon … et j’ai entendu des bruits de couloirs, rumeurs, ragots, ce que tu veux … et certains de ses « on dit » m’ont fait penser à quelqu’un en particulier. En disant ces mots Zolzite s’était penché vers son interlocutrice par-dessus la table.

- Enfin Zolzite, où vas-tu chercher des histoires pareilles ?

- Ne fais pas l’innocente !!, déclara le jeune homme sur un ton menaçant, tu sais très bien de qui je veux parler !! Et depuis que je suis là, Elle me met des bâtons dans les roues. Je n’ai pas de travail, je suis au chômage. Que veut-Elle ?? Que je retourne chez les Humains ? Ils sont notre gagne pain mais de là à retourner là bas …

Zolzite était en colère. Comment sa propre mère pouvait-elle le rejeter ainsi ? D’accord il n’était pas de ses deux enfants, celui qui avait le mieux réussit. Mais il était son fils. Ils ne s’aimaient pas. Mais il n’avait rien fait pour lui nuire, en tout cas pas directement.

Le démon se leva et commença à faire les cents pas.

- Qu’attends-tu de moi ? demanda la Grande Sénéchale avant de reporter sa tasse de thé à ses lèvres.

- De l’aide, du soutien, un travail, … ma sœur !!!

A ces mots, la jeune femme leva les yeux vers son interlocuteur. Elle semblait choquée par ces paroles. Pourtant, elle aussi avait souffert de l’absence de Zolzite. Elle était devenue plus froide, travailler plus, plus intransigeante, plus cruelle aussi peut être.

- E … Ecoute Zolzite, je sais que nous sommes frère et sœur mais…

- Mais quoi ??? Nous ne sommes pas que frère et sœur, nous sommes jumeaux !!!

A ces mots, la Grande Sénéchale devint blême. Oui, il avait parfaitement raison. Ils étaient nés le même jour, à la même heure. Ils avaient grandis ensemble. Ils étaient la moitié de l’autre. Indissociable. Unis. Mais elle avait une position trop haute dans la société par rapport à son jumeau.

- J’irais Lui parler. Elle ne te gênera plus. Ou moins. Tu sais comment Elle est.

- Merci. Bon je vais y aller. Ma fille a eu son premier jour à l’EDEM aujourd’hui.

- J’espère que ça c’est bien passé, dit la jeune femme avec un sourire.

- Avec une tante comme toi, je crois que ça ira.

Les jumeaux se regardèrent avec des yeux tendres. Leurs complicité leur manquée. Ils avaient hâte de la retrouver.

La Grande Sénéchale se leva et s’approcha de son frère, lui posa une mai sur l’épaule et lui dit :

- Viens avec elle la prochaine fois, nous irons nous promener dans le parc.

Zolzite pris la main de sa sœur dans la sienne et la porta à ses lèvres.

- D’accord. Elle sera contente de te voir. Elle te réclame depuis que nous sommes rentrés.

L’horloge sonna dans un coin du bureau.

- Je dois y aller. Elle m’attend.

- Bien, alors je ne te retiens pas. Et je passerais un mot au Bureau pour qu’il te donne un bon travail.

Zolzite se pencha vers sa sœur, et déposa un baisé sur son front ;

- Merci Zouzou.

Zolzite quitta la pièce non sans jeter un dernier regard à sa jumelle.



mercredi 7 juillet 2010

dimanche 13 juin 2010

Chapitre 6

« Je tourne en rond dans cette antichambre depuis deux heures. Et on m’a assuré que j’avais droit à un traitement de faveur. »

De rage, je donne un coup de pied dans la statue grecque La représentant. Puis me dirige vers la fenêtre. Dehors, ma mère, avec sa cours de pimbêches, fait une partie de croquet. Quelle mascarade ! Il fait beau. Cela me rappelle cette journée fatidique où j’ai tout perdu.

***

« Je suis la personne la plus heureuse que le Monde est porté. Je suis un homme comblé. Tout va bien. Je n’ai besoin de rien. J’ai tout ce que je désir.

Oh ! Bien sûr il y a quelques ombres au magnifique tableau de ma vie, mais qu’importe.

Rien, et je dis bien: rien, ne pourra entacher mon bonheur ! »

- Monsieur, il y a quelqu’un qui souhaiterait vous voir.

Je sursautai, et posai mes pieds sur le sol pour stopper le tournoiement de ma chaise de bureau. Cette voix allant dans les aigües, venait de me tirer subitement de mon état de béatitude.

- Quoi ?! Répondis-je un peu brutalement.

- Euh … il y a une personne qui vous attend au salon.

Je me mis à examiner la personne se trouvant en face de moi : petite, une expression inquiète sur le visage, des yeux bruns regardant dans tous les sens, les oreilles baissées, le costume porté le plus strictement possible, Figaro, mon fidèle assistant paraissait on ne peut plus embarrassé.

- Allons, allons, Fig’, tu veux me présenter une « petite amie » ? Non parce que c’est assez rare de te voir dans cet état, plaisantais-je en m’étirant et en posant mes pieds sur mon bureau en bois massif.

Le renard ne rit pas et sembla outré par ma remarque.

- Monsieur, non ! Il s’agit de quelque chose qui … euh, vous concerne … enfin je veux dire … le tra … votre travail, bégaya-t-il en se tordant les pattes.

- Mais enfin, crache le morceau ! Dis-moi tout ! Lui dis-je en replaçant une mèche de cheveux qui me chatouillait le nez.

- Non … il vaut mieux que Monsieur vienne voir cette personne lui-même.

Figaro sortit un mouchoir blanc de sa poche de veste et s’épongea le front. Cette réflexion me surpris, je posai mes pieds sur le sol et fixa mon acolyte.

- Figaro !! Dis-moi tout, tu me fais peur !! Ordonnai-je gagné par l’inquiétude.

- Eh bien … c’est à propos d’un … euh … effet secondaire de votre travail, avoua-t’il en reculant de quelques pas vers la porte de mon bureau, d’un air peureux.

J’éclatai de rire. Un « effet secondaire » ? N’importe quoi ! Mon travail n’en a pas et n’en aura jamais. Ce n’est pas comme si je jouai avec le feu si je puis dire.

- Ce n’est que ça, fait patienter cette personne, j’arrive.

Le renard hocha la tête et sorti rapidement de la pièce. Il devait s’agir d’une blague. Mais alors une très bonne, pour que Figaro se laisse si facilement berner, ce qui n’était pas une mince affaire.

Je soupirai et me levai pour me diriger vers un grand miroir à pieds près de la haute fenêtre qui éclairait la pièce toute entière. Je me nouai les cheveux avec un ruban de velours noir, boutonna ma chemise et mis un gilet brun par-dessus celle-ci. Levant mon regard vers mon reflet, je m’efforçai d’adopter une expression des plus sérieuse et impassible, dans l’intention de piéger mon futur interlocuteur. Puis je quittai la pièce pour me diriger vers le salon.

Après avoir pris une grande inspiration, je poussai les portes en bois sombre, massives qui donnait sur cette vaste pièce où j’avais pris l’habitude d’accueillir mes visiteurs.

A ce moment précis, rien ne me laissait présager que cette rencontre annonçait la fin de cette époque si heureuse. Que ma femme allait disparaître, que ma fille et moi serions contraints de fuir ce monde.

Qu’Elle me tournerait le dos.

Je rouvris les yeux, pour découvrir mon salon : face à moi deux canapés se faisant face à face, entre eux une table basse sur laquelle était posé un plateau, une théière et trois tasses de thé. Figaro s’était levé si subitement du canapé qu’il s’était cogné le genou sur le rebord de la table basse, mais ce n’était pas l’odeur de la boisson chaude qui me chatouillait les narines. Il sifflait de douleur tout en massant son genou. Sur le canapé d’en face, il n’y avait personne. Mais où était donc mon interlocuteur ?

Après avoir jeté un regard agacé au renard, ce dernier me désigna du museau une des fenêtres du salon qui donnait sur le jardin.

Je tournais la tête dans cette direction et découvrit un jeune garçon de dix ans, habillé d’un simple pantalon brun et d’un t-shirt blanc avec un transfert de super héros sur la poitrine.

Zolzite jeta un regard d’incompréhension à son assistant qui haussa les épaules. Le maître des lieux soupira et se dirigea vers le jeune garçon.

- Bonjour mon garçon, je suis Zolzite, l’hôte de ces lieux.

Le garçonnet sursauta et se tourna vers-moi et je pu découvrir son visage : de fine lèvre rose, un petit nez en trompette, des yeux gris-vert, de longs cil et des cheveux brun qui lui tombaient dans les yeux.

- Bonjour Monsieur, répondit-il timidement, je m’appelle William.

- Et bien William, que dirais-tu de prendre le thé avec moi ? proposais-je..

Le garçon acquiesça. Je posai une main sur son épaule et l’invita à venir s’assoir. Une fois installé face à face, Figaro s’empressa de servir la boisson chaude. Je lui donnais un coup de coude discret, il claqua des doigts et un plateau garni de pâtisserie apparut sur la table. William sursauta et à la vue des gâteaux ses yeux s’illuminèrent. Il leva les yeux vers moi dans une demande silencieuse. Je lui souris et l’invita à se servir. Après en avoir englouti deux je me demandais :

- Alors William, puis-je connaître la raison de votre visite ?

Le jeune garçon se redressa et adopta un air sérieux.

- Je suis venu ici parce que vous êtes mon père et qu’on m’a dit de venir vivre chez vous.

A cette réponse, le thé que j’étais en train de boire se trompa de chemin et je m’étouffais. Comment ça ? J’étais son père !! Et puis ce garçon puait l’être humain. Je suis un démon et je ne suis jamais sorti avec une humaine, elles sont bien trop fragile.

- Il doit y avoir une erreur mon garçon, je ne peux pas être ton père. Tu es humain et je ne me suis jamais acoquiné avec des … humaines, répondis-je en m’essuyant les lèves avec une serviette que Figaro m’avait tendue.

- Acoqu … commença à dire William qui était dans l’incompréhension la plus totale.

- Monsieur, si je puis me permettre, vous … euh … avez eu des relations avec des humaines et … commença timidement Figaro en fixant la théière.

- Développe Figaro. JE te signale que je sais mieux que toi ce que je fais de mon corps, lui répondis-je froidement.

- Je n’en doute point, Monsieur, mais souvenez-vous que je vous ai dit que cela concerné … le travail.

Le travail … le tra … Mais bien sûr ! Comment est-ce que j’avais pu oublier cela. Depuis douze ans j’avais rajouté une close au contrat que je soumettais aux humains. Une close de service après-vente. S’ils ne sont pas satisfaits, je prends l’objet du contrat.

- Ah oui … je viens de me souvenir. Mais je ne suis pas ton « père » … a proprement parler. Disons que j’ai aidé tes parents à t’avoir, expliquais-je maladroitement.

William me regarda d’un air interrogateur. Je lui souris et lui proposai une nouvelle pâtisserie, ce qu’il ne refusa pas.

- Figaro, dis-je en me tournant vers mon assistant, peux-tu aller me chercher le double du contrat concernant notre jeune ami ?

Le renard se leva, s’inclina légèrement et se précipita vers les portes du salon pour aller chercher les papiers.

En attendant, je me levai et me dirigeai vers une des fenêtres du salon qui donnaient sur le jardin. Au loin je pouvais apercevoir ma femme et ma fille, installées sous un saule pleureur, à côté du lac, en train de profiter de cette belle après-midi d’été. Comment allais-je faire maintenant ?

Figaro entra timidement dans la pièce, le document à la main. Je me détournai de mon bonheur pour me diriger vers mon assistant. Je pris le document et le lus.

Effectivement, selon la clause de « service après vente » je devais reprendre William s’il ne répondait pas aux attentes de ses parents.

J’étais anéanti. Je me laissai tomber sur le canapé. Je déboutonnai le haut de ma chemise sous les regards surpris des deux autres. Figaro s’approcha, jamais je n’avais ressenti un tel désespoir. C’était fini. Je devais me rendre à l’évidence. J’avais tout fait pour que cette close ne soit pas en gros caractère sur les contrats, mais apparemment les parents de l’enfant l’avait examiné au microscope. Le renard posa une de ses pattes sur mon épaule.

- Y a-t-il quelque chose que je puisse faire Monsieur ? demanda t’il.

- Non Figaro, je suis désolé, mais cette fois-ci tu ne peux rien faire. Ils ne vont pas tarder à …

Je fus interrompu par la sonnette de la porte d’entré qui retentit telle le gong de la fin du monde dans ma tête.

J’ordonnai à Figaro d’aller ouvrir la porte, me levai et me tournai vers William.

- Cela ne va pas être très agréable pour toi mon garçon, mais sache que je ne vais pas te laisser tomber. Je resterai avec toi.

Le garçonnet dégluti et hocha de la tête, puis il se leva. Il était aussi pâle que les draps du lit de ma fille.

Figaro refit son apparition dans le salon.

- Monsieur le Comité de …

- … de Régulation des Enfants Conçus avec des Humains, oui- oui, bla-bla-bla .

Un petit homme apparut, habillé d’un costume noir, le crâne légèrement dégarnit, le nez crochu, les lèvres pincées et un pince-nez en guise de lunette. Il portait sous le bras un rouleau de parchemin miteux. Il n’était pas seul, derrière lui quatre autres nains, habillés d’un costume gris et tirant une remorque, entrèrent dans mon salon. Les commis déchargèrent une énorme balance en or. Alors qu’ils se mettaient à installer les coupelles pour la pesée, le nain en costume noir s’adressa.

- Bien le bonjour, Ô Monsieur Zolzite. Nous sommes désolés de vous déranger mais comme vous le savez : la loi c’est la loi. Nous allons devoir établir l’endroit où va devoir être élevé le dénommé : William Pieutre.

Le nain dégarnit parlait très vite et le petit William regardait s’affairer les nains habillés de gris et n’écoutaient pas ce que leur chef disais.

- Eh bien … allez-y faite votre travail, dis-je.

De toute façon je n’avais pas à intervenir. La loi c’est la loi, comme il avait dit …et la R.E.C.H. est un organisme très stricte, il n’autorise aucune opposition.

- Bien-bien. Poussez-vous, dis le nain pressé à ses commis d’un ton brut. Il jeta un rapide coup d’œil à la balance et se tourna vers William.

- L’Humains doit aller s’installer dans une des coupelles pour que l’on puisse déterminer le pourcentage de démonie qu’il possède en lui.

William me jeta un regard inquiet. Je lui souris et lui conseilla d’obéir. C’est donc tout tremblant qu’il alla s’assoir dans la coupelle de droite. Là, l’autre coupole, vide, tomba subitement vers le sol.

Je devins blême.

- L’Humain William Pieutre, degré de démonie : 16.39 %. Monsieur Zolzite je vais envoyer ce résultat au bureau central. Il vous enverra votre avis d’expulsion vers le Monde des Humains dans la journée. L’avis aura un effet immédiat bien sûr, annonça le plus mécaniquement qu’il puisse le nabot chauve.

Ce n’était pas ma journée.

Les nains partirent aussi vite qu’ils étaient arrivés. Figaro était tombé à genou et sanglotait.

Je devais … quitter ma maison.

Quitter mon Monde.

Quitter ma famille.

Tout quitter.

Personne ne m’a aidé.

Personne n’a était compatissant avec moi.

Ma mère s’est bien moquée de moi. Je crois que c’était le plus beau jour de sa vie.

Et Elle. Ah Elle !

Elle m’a regardé de son air impassible. « La loi c’est la loi » qu’Elle a dit.

Puis ma femme, à l’annonce de l’expulsion est partie en grand fracas.

Me laissant seul avec ma fille et William.

Ma petite fille adorée. Il n’y qu’elle qui n’a jamais cessé de me sourire.

Figaro a été muté.

Pendant dix longues années, j’ai du « survivre » dans le Monde des Humains. M’adapter.

Aujourd’hui je reviens.

Et ma mère n’aura pas le dernier mot sur ma vie comme elle a cru l’avoir en apprenant mon retour.

Je ne vais pas me laisser faire.

Je dois acquérir Son soutien.

jeudi 10 juin 2010

Lukas March: Introduction

Mon nom est Lukas March, j’ai 35 ans, je suis célibataire et je vis dans une grande maison non loin d’une grande ville. Je suis actuellement sans emploi.

Voici la manière dont je me présente la plupart du temps. Parce que je cherche du travail (même si je n’en ai pas vraiment besoin vu le solde de mon compte bancaire), un homme (et pas une aventure d’un soir), des amis aussi (parce que l’argent ne fait pas le bonheur).

Mes journées je les passe à lire des romans à l’eau de rose et à regarder la télé. J’ai des centaines de chaînes. J’ai une pièce remplie de livres et une autre de DVD. Un ordinateur dernier cri, toutes les consoles de jeux 3ème génération, une salle de sport « flambant neuf » ; une piscine, … Que demande le peuple !!!! DE LA COMPAGNIE !!!

Mais j’ai peur des gens.

Pas depuis longtemps.

En réalité, ce n’est pas eux qui me font peur, mais moi.

Car depuis quelques mois, je ne suis plus la même. J’ai changé de tout au tout : physiquement, mentalement et socialement.

Comment ??

Non, je ne suis pas encore prête à vous le raconter.

Il est tard.

Il faut que je ferme les volets, les persiennes, les grilles, les portes, décroche le téléphone qui ne sonne plus.

Je dois au plus vite aller me coucher. Rejoindre le monde des rêves. Là où tout va bien. Là où tout est comme avant.

Je remplis un verre d’eau dans la cuisine, sors un pilulier d’un des tiroirs, prends une pilule orange, l’avale.

Je rejoins ma chambre à coucher, je m’allonge dans le lit, tire les couvertures, les lisses nerveusement, et attends les yeux grands ouvert que le cachet face son effet.

Vite, vite !!! Le soleil se lève !!!

mercredi 19 mai 2010

Le repos

mardi 4 mai 2010

Présentation des personnages 2ème partie


*Gorgophonée

- Modèle : Mini Riz - Genre : féminin - Age : indéterminé
- Origine : Golem
- Emploi : Dame d’atour de Zouzou
- Caractère : possessive, discrète, attentionnée
- Gorgophonée a été créée par Zouzou lorsque cette dernière avait 3 ans. Depuis elles ne se quittent plus. Gorgophonée est la confidente et l’amie la plus chère de la Grande Sénéchale. Elle ne se considère pas comme une personne à part entière mais comme une partie de Zouzou.

- Famille : (aucune)



* Plantine


- Modèle : PukiFee Bonnie
- Genre : féminin
- Age : indéterminé
- Origine : fée éleveuse
- Emploi : familier
- Caractère : douce, protectrice, juste, obstinée

- Après avoir eu une vie mouvementée, Plantine est affecté à la Serre d’Elevage des Etres de Lumières. Un jour un Etre l'a choisie : elle la nommera Babille. Plantine rentre donc chez elle, pour élever l’enfant. Au moment où celui-ci doit entrer à l’Ecole Des Etres Magiques (EDEM) elle ne peut se résoudre à voir sa petite protégée partir seule. Elle décide de prendre l’apparence d’une fée-familier pour pouvoir la suivre dans l’école.

- Famille : - Babille (protégée)



* Babille


-Modèle: LittleFee Bisous girl
- Genre : féminin
- Age : 10 ans
- Origine : Etre de Lumière
- Emploi: élève en 1ère année à l’EDEM
- Caractère : enjouée, amicale, maladroite
- Babille a été élevée par la fée Plantine. Meilleure amie de Lulla, elles se sont rencontrées lors de leur entrée à l’EDEM et ont tout de suite sympathisé.

- Famille : - Plantine (bienfaitrice)




* Crinoline Bunsen


- Modèle : Unoa Bully
- Genre : féminin
- Age : indéterminé
- Origine : fée
- Emploi : fée de comte de fées
- Caractère : égoïste, paranoïaque, colérique
- Crinoline est une fée célèbre, malgré elle, dans l’Autre Monde. Elle apparaît dans les plus célèbres comtes pour enfants. Mythe chez les Humains, véritable star chez les Etres Magique, elle déteste la compagnie et ne fait confiance à personne. Ses passe temps favoris sont la flemmardise et s’occuper des diverses plantes et champignons toxiques qui poussent dans son jardin.

- Famille : aucune



* Lukas March


- Modèle : Unoa Madoromi
- Genre : féminin
- Age : 35 ans
- Origine : humaine
- Emploi : (non communiqué)
- Caractère : têtue, volontaire, a le souci du détail, complexé
- (Ne désire pas parler du passé.)

- Famille : (non communiqué)